201901.30

Panorama du nommage Internet japonais

IP Twins sera à Kobe, au Japon, pour le rendez-vous de l’ICANN qui se déroulera du 9 au 14 mars 2019. C’est l’occasion de mettre les projecteurs sur le Pays du Soleil Levant. L’écosystème japonais des noms de domaine est à la pointe. Au début de l’année 2018, le nombre de noms de domaine enregistrés sous le ccTLD .JP dépassait 1,5 millions, dont une très large majorité de noms de domaine ASCII (environ 1 million), ce qui laisse une marge de manœuvre significative pour les noms de domaine internationalisés (IDNs) (voir les statistiques du registre japonais). Le registre offre la possibilité d’enregistrer des noms de domaine de troisième niveau dans des catégories définies telles que .CO.JP pour les entreprises (extrêmement populaire, avec plus de 400 000 noms de domaine) ou .AC.JP pour les universités. Comme bon nombre de ccTLDs, l’enregistrement d’un .JP est fondée sur un critère territorial : le demandeur doit fournir une adresse principale située au Japon. Ainsi, les entreprises étrangères peuvent enregistrer un nom de domaine .JP ou .CO.JP à condition d’être dûment enregistrées en tant que telles (Gaikoku Kaisha).

Les différends relatifs à l’enregistrement ou à l’utilisation des noms de domaine sont administrés par le Japan Network Information Center suivant les principes jpDRP et les règles de procédure jpDRP. Par défaut, la procédure se déroule en japonais. La jpDRP diffère de l’UDRP sur plusieurs points, dont deux méritent d’être rappelés : il est nécessaire d’être le propriétaire d’une marque enregistrée au Japon ; il suffit de prouver la mauvaise foi soit au stade de l’enregistrement, soit au stade de l’utilisation.

Côté geoTLDs, plusieurs municipalités et territoires ont adopté leur propre TLD : .kyoto, .nagoya, .okinawa, .osaka, .ryukyu, .tokyo, .yokohama. Cependant, certaines des principales villes du Japon n’ont pas encore adopté leur extension, dont Sapporo et Kawasaki, ce qui pourrait d’ailleurs poser quelques difficultés d’ordre juridique puisque les noms de ces deux villes sont aussi des marques. C’est également le cas de Kobe. Espérons que l’accueil d’un événement de l’ICANN donnera quelques idées aux membres du gouvernement municipal.

Quant aux brandTLDs, certaines des plus grandes entreprises japonaises ont jumelé leur marque avec un TLD. C’est le cas des marques suivantes : .canon, .datsun, .epson, .fujitsu, .fujixerox, .goldpoint (Yodobashi), グーグル(.google), .hisamitsu, .hitachi, .honda, .komatsu, .mitsubishi, .nhk, .nikon, .nissan, .nissay, .okinawa, .otsuka, .panasonic, .playstation, .ricoh, .sakura, .sony, .suzuki, .toshiba, .toyota, .yodobashi. Compte tenu de son expérience dans la constitution de projets brandTLDs, IP Twins accompagnera volontiers les entreprises japonaises dans l’acquisition et la gestion d’un brandTLD.

Le paysage japonais du DNS dispose également de plusieurs gTLDs en japonais dont .セール(.vente), .ファッション(.mode), .ストア(.magasin), .クラウド(nuage), .みんな(.toutlemonde) ou encore .コム(.com).

Le panorama du nommage japonais offre de belles possibilités pour les entreprises cherchant à parfaire leur portefeuille de noms de domaine. À cet égard, les nouveaux gTLDs en japonais, existant et à venir, méritent d’être mis en avant dans la mesure où ils peuvent faciliter la pénétration du marché japonais.

Rencontrons-nous à Kobe pour parler nommage et de la protection des marques en ligne.

À propos d'IP Twins

IP Twins est un bureau d’enregistrement de noms de domaine accrédité par l’ICANN avec 15 ans d’expérience dans la stratégie et la gestion des noms de domaine.

Nous délivrons des certificats de sécurité parfaitement adaptés à vos besoins pour garantir la sécurité des visiteurs de votre site Internet.

IP Twins offre aussi des services de surveillance et de lutte contre la contrefaçon et le cybersquatting. Nous représentons les titulaires de marques dans les procédures UDRP. Notre logiciel de surveillance Detective identifie les contrefaçons en ligne. Nous collectons les preuves et pouvons procéder à la suppression des listes sur des centaines de plateformes de marché, de réseaux sociaux et sur le web en général.

Nous disposons également d’une équipe d’investigation présente en Chine.

N’hésitez pas à nous contacter.